Cap sur inclusion
- AESH accessible : entrée rapide en milieu scolaire, expérience auprès d’élèves et salaire modeste, coordination avec l’équipe pédagogique et impact direct.
- DEAES et spécialisation : formation plus longue, débouchés en médico-social et perspectives d’évolution salariale, postes en institution ou à domicile.
- Financements et VAE : cpf, pôle emploi et vae facilitent l’accès aux diplômes et la progression professionnelle, aides régionales et accompagnement personnalisé.
90000 AESH accompagnent aujourd’hui des élèves en France. Vous voulez travailler avec des enfants en situation de handicap et vous vous demandez quel diplôme choisir pour entrer rapidement sur le terrain. Cet article présente en détail les métiers clés, la formation requise, les possibilités de financement et des conseils pratiques pour avancer sans perdre de temps, tout en comparant les débouchés et les conditions de travail.
Panorama des métiers pour travailler avec des enfants handicapés
Les métiers varient de l’accompagnement scolaire à des prises en charge éducatives ou thérapeutiques plus spécialisées. On distingue principalement : AESH (accompagnant des élèves en situation de handicap), DEAES (Diplôme d’État d’accompagnant éducatif et social), éducateur spécialisé, psychomotricien, ergothérapeute et auxiliaire de vie. Le choix dépend du délai souhaité pour débuter, du niveau d’études et du type de public que vous voulez accompagner (petite enfance, scolaire, IME, foyer, domicile).
Le rôle de l’AESH et conditions d’exercice
L’AESH accompagne individuellement ou collectivement des élèves au sein des écoles, collèges et lycées, ou dans des classes ULILes missions comprennent l’aide aux activités scolaires, la mise en place d’adaptations matérielles, la coordination avec l’équipe pédagogique et la famille. Le recrutement est conduit par l’Éducation nationale ou les collectivités locales : contrats de droit public, CDD puis parfois CDLe salaire d’entrée est modeste (environ 1 200 à 1 600 € net selon le temps de travail et les académies), mais le métier offre une expérience précieuse et une vraie proximité avec les élèves.
| Métier | Durée de formation | Coût indicatif |
|---|---|---|
| AESH | 1 à 6 mois (formation continue) | 0 à 1 500 € |
| DEAES | 12 à 24 mois | 0 à 3 000 € |
| Éducateur spécialisé | 3 ans | 0 à 9 000 € |
| Psychomotricien / Ergothérapeute | 2 à 3 ans | 0 à 8 000 € |
L’éducateur spécialisé : missions et perspectives
L’éducateur spécialisé travaille en institution (IME, FAM, foyers) ou en milieu ouvert. Il mène des projets éducatifs individualisés, coordonne des équipes pluridisciplinaires et intervient sur des temps de vie quotidienne, scolaire et sociale. Le diplôme d’État d’éducateur spécialisé est de niveau III et nécessite une formation de trois ans. Le salaire d’entrée se situe autour de 1 700 € net, avec progression possible selon l’ancienneté, la spécialisation et les responsabilités.
Choisir la formation selon votre calendrier et vos objectifs
Votre décision doit s’appuyer sur trois critères : rapidité d’accès à l’emploi, niveau de responsabilité souhaité, et secteur d’exercice préféré. Si vous cherchez une intégration rapide dans le milieu scolaire, l’AESH constitue une bonne porte d’entrée. Pour des fonctions plus techniques ou pour travailler en structure médico-sociale avec de l’autonomie professionnelle, visez le DEAES ou le diplôme d’éducateur spécialisé.
- Objectif rapide : formations courtes pour AESH, modules CA (certificat d’accompagnement) ou CAP AEPE pour la petite enfance.
- Qualification durable : DEAES ou CAP AEPE (12–24 mois) pour ouvrir plus de postes en structure.
- Ambition métier : diplôme d’éducateur spécialisé ou formations paramédicales (psychomotricien, ergothérapeute).
CAP AEPE vs DEAES : quel choix pour la petite enfance et le médico-social ?
Le CAP AEPE (Accompagnant Éducatif Petite Enfance) permet de travailler en crèche, halte-garderie et structures d’accueil. Le DEAES est destiné à l’accompagnement des personnes dépendantes quels que soient leur âge et leur handicap, avec des débouchés en structure et à domicile. Le DEAES offre en général une reconnaissance plus large dans le secteur médico-social et de meilleures possibilités d’évolution professionnelle.
Financements, VAE et conseils pratiques pour accélérer l’entrée sur le marché du travail
Plusieurs sources de financement existent : CPF (compte personnel de formation), Pôle emploi, conseils régionaux, employeurs, et parfois des bourses locales. La VAE (validation des acquis de l’expérience) est une option intéressante si vous avez déjà une expérience significative auprès d’enfants ou de personnes en situation de handicap : elle permet d’obtenir tout ou partie d’un diplôme sans reprendre l’intégralité de la formation.
- Contactez votre conseiller Pôle emploi ou votre OPCO si vous êtes salarié pour connaître les aides possibles.
- Renseignez-vous auprès de la Mission locale, des centres de formation et des conseillers en VAE pour estimer le temps et le coût.
- Préparez un CV axé sur l’expérience auprès d’enfants, le bénévolat et les stages : les employeurs valorisent l’engagement concret.
Recrutement, évolution et réalité du terrain
Les recrutements s’effectuent via les académies, les structures médico-sociales, les plateformes emploi et les forums métiers. En milieu scolaire, l’expérience et la disponibilité (temps partiel ou complet) jouent souvent en faveur des candidats. Sur le terrain, la capacité à travailler en équipe, la patience, la maîtrise d’outils d’adaptation pédagogique et la connaissance des aides (PPS, PAI, PAP) sont essentielles.
Enfin, gardez à l’esprit que commencer comme AESH peut être un tremplin : beaucoup de professionnels complètent ensuite leur formation par un DEAES ou une VAE pour accéder à des postes mieux rémunérés et avec davantage de responsabilités. Quel que soit votre choix, il existe des voies pour évoluer et approfondir vos compétences tout en contribuant quotidiennement au bien-être et à l’inclusion des enfants en situation de handicap.





